Comment soigner une maladie auto-immune? Les solutions

AVERTISSEMENT: Les informations sur ce site n'ont pas pour but de prescrire la médecine. Ce site ne cherche ni à guérir, ni à soigner, ni à traiter, mais uniquement à présenter les solutions alternatives qui favorisent votre bien-être. Consultez donc obligatoirement votre médecin en matière de santé.



Comment soigner une maladie auto-immune? Les solutions

Pour son bon fonctionnement et pour se protéger des attaques de virus, bactéries ou autres corps externes qui peuvent provoquer des dégâts, le corps humain dispose d’un système immunitaire. Il arrive qu’à cause de nombreuses maladies ou d’un élément imprévu, le système immunitaire présente des dysfonctionnements. Ce qui incite le système immunitaire à attaquer des constituants normaux de l’organisme, créant ainsi ce qu’on appelle une « maladie auto-immune ». Regroupant au moins 80 maladies, les maladies dites « auto-immunes » se caractérisent par une réaction inappropriée du système immunitaire face aux propres constituants du corps humain. Cela peut se déclencher, par exemple, par la production d’anti-anticorps, qui attaqueront par la suite les propres tissus et cellules de la personne.

Mieux comprendre les maladies auto-immunes

Comme nous l’avons souligné plus haut, les maladies auto-immunes sont principalement le résultat d’un dysfonctionnement au niveau de notre système immunitaire. Normalement, notre système immunitaire constitue la barrière de défense de notre corps et de notre organisme contre les attaques d’agents pathogènes externes, dont les virus, les bactéries ou encore les corps étrangers. Pourtant, face à ces dérèglements, le système immunitaire agit autrement. Cela l’amène à :

• être ultrasensible à certains constituants ou éléments exogènes, ce qui déclenche des allergies anormalement critiques, et entraînant ainsi des conséquences non négligeables sur notre vie quotidienne ;

• réagir anormalement et, surtout, contre des constituants de notre propre organisme, favorisant ainsi l’apparition de maladies auto-immunes.

Il existe de nombreuses formes de maladies auto-immunes, mais leur point commun est le fait qu’elles correspondent toutes à des maladies chroniques déclenchées par la perte de tolérance immunologique de l’organisme face à ses propres constituants. Les effecteurs d’immunité, comme les anticorps ou certaines cellules créent des lésions cellulaires ou tissulaires. Ces dernières provoquent, ensuite, des symptômes assez sévères. Par ailleurs, selon leur nature, les effecteurs d’immunité peuvent attaquer différents organes (foie, pancréas, neurones…) ou différents tissus de l’organisme.

Il faut noter la différence entre les maladies auto-immunes spécifiques d’organes – la forme la plus classique qui ne touche qu’un seul organe du corps, c’est le cas, par exemple, de la thyroïde qui est le plus fréquent – et les maladies auto-immunes systémiques qui, à l’exemple du lupus peuvent affecter plusieurs organes à la fois.

De la tolérance immunologique à la rupture de la tolérance

En principe, l’organisme – notamment, le système immunitaire de l’organisme – est programmé pour reconnaître naturellement, et différencier l’environnement exogène et endogène. Le corps dispose d’éléments qui aident à reconnaître les antigènes grâce à des récepteurs spécifiques. Il s’agit des lymphocytes B et T. Les récepteurs étant très divers, les lymphocytes qui détectent les antigènes du soi apparaissent souvent pratiquement immédiatement. Ces cellules dites « autoréactives » sont contrôlées par le mécanisme de tolérance immunologique et régissent, quant à elles, l’action du système immunitaire.

Si, d’une part, le corps dispose d’une auto-immunité physiologique, il a également ce qu’on appelle auto-immunité pathologique. Ce dernier est notamment le résultat de la rupture de la tolérance immunologique. Cette rupture se montre surtout quand des modifications qualitatives ou quantitatives interviennent au niveau des actions des cellules autoréactives. C’est à ce stade qu’apparait la maladie auto-immune.

Quelques exemples de maladies auto-immunes les plus connues

Le Diabète de type 1

Touchant près de 420 millions de personnes à travers le monde, le diabète concerne près de 3,5 millions de personnes en France (soit près de 5,3 % de la population). Cette maladie est principalement due à la destruction de cellules du pancréas, organe qui sécrète l’insuline, et permet aux sucres d’intégrer les cellules et tissus du corps.

Thyroïdite de Hashimoto

Se traduisant principalement par une hypothyroïdie, la thyroïde de Hashimoto est la première maladie reconnue comme étant une maladie auto-immune. Cette maladie, qui se présente principalement par une forte inflammation de la glande thyroïde, représente aujourd’hui près de 20 % des cas de maladie de la thyroïde. Elle peut se présenter par un gonflement ou une diminution de la glande en question.

La maladie de Basedow

Touchant principalement les personnes de sexe féminin, la maladie de Basedow est la cause la plus fréquente d’hyperthyroïdie. Cette pathologie entraîne une production anormalement forte d’hormones thyroïdiennes, ce qui provoquer une augmentation de la glande, et induit finalement une hyperthyroïdie. Contrairement à une thyroïdite de Hashimoto, la maladie de Basedow ne se présente pas par une inflammation.

Le lupus

Bien qu’il soit relativement rare, le lupus est une des formes de maladies auto-immunes les plus connues. C’est surtout dû au fait qu’elle peut avoir de graves conséquences sur le patient, notamment, dans le cas d’un lupus systémique. Cette forme de lupus peut atteindre n’importe quel organe, allant des cellules et terminaisons nerveuses aux reins. Mais, elle peut également affecter le cœur, les cellules sanguines…

La sclérose en plaques (SEP)

Cette maladie auto-immune est une inflammation qui touche plus précisément le cerveau et la moelle épinière. Évoluant le plus souvent par poussées, la sclérose en plaques peut également se manifester de manière progressive. Elle fait partie des maladies auto-immunes les plus connues, non pas parce qu’elle concerne beaucoup de monde, mais parce qu’elle peut causer de lourdes séquelles. À terme, la sclérose en plaques peut provoquer un handicap à des degrés divers.

Le Psoriasis

Le psoriasis est sans doute la plus répandue des formes de maladies auto-immunes connues jusqu’à aujourd’hui. Il s’agit d’une maladie inflammatoire chronique qui affecte la peau, et qui se caractérise par d’épaisses plaques douloureuses, et qui peuvent également démanger. Les lésions dues à un psoriasis évoluent par poussées et, à terme, elles peuvent affecter les articulations. Cette deuxième forme est appelée rhumatisme psoriasique.

La Spondylarthrite ankylosante

La spondylarthrite ankylosante est la deuxième forme de rhumatisme inflammatoire la plus connue et la plus fréquente en France. Cette inflammation affecte principalement les gros ligaments de la colonne vertébrale causant ainsi des douleurs lombaires. En évoluant, la maladie peut toucher d’autres régions. C’est le cas des talons ou, dans quelques rares cas, des yeux. Quand elle touche les yeux, la spondylarthrite ankylosante cause une baisse d’acuité visuelle, l’apparition de rougeur qui s’accompagne de douleurs oculaires.

La maladie de Crohn

Cette forme de maladie auto-immune touche principalement le système digestif. En effet, la maladie de Crohn est une inflammation qui peut toucher tous les segments du tube digestif. L’iléon terminal est souvent le plus touché par cette pathologie, avec l’anus et le côlon. Aujourd’hui, la maladie de Crohn affecterait une personne sur 1000.

La Polyarthrite rhumatoïde

Cette autre forme de rhumatisme inflammatoire dû à une maladie auto-immune se manifeste par inflammation chronique des articulations. Les symptômes sont généralement des gonflements et des douleurs au niveau des articulations. Évoluant par poussées, cette pathologie est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Dans la majorité des cas, cette maladie atteint son pic à l’âge de 45 ans.

Comment reconnaître une maladie auto-immune ?

Il faut savoir que tous les organes peuvent être touchés par une maladie auto-immune. Elle peut concerner autant la peau, la thyroïde, le foie, le cerveau, la moelle épinière, les poumons, les yeux, les reins, les articulations… De fait, les médecins différencient les maladies auto-immunes qui ne touchent qu’un seul organe, à l’exemple de la thyroïde qui est le cas le plus fréquent, des maladies auto-immunes systémiques ou généralisées. Comme mentionné plus haut, celles-ci affectent de nombreux organes à la fois. Le cas le plus fréquent en est le lupus, qui atteint à la fois, la peau, les articulations, les reins et même le cerveau.

Ainsi, les symptômes permettant d’identifier une maladie auto-immune peuvent être différents suivant la maladie induite par le dysfonctionnement immunitaire.

Dans tous les cas, l’on peut être sûr de deux phases principales lors d’une maladie auto-immune :

• La première phase est celle où le système immunitaire attaque les cellules du corps. À ce stade, il est tout à fait possible que le patient ressente des inflammations.

• La deuxième phase correspond aux inflammations localisées qui permettent de déterminer l’organe touché. À ce stade, les symptômes peuvent inclure des douleurs localisées, l’apparition de rougeurs et même des gonflements comme dans le cas d’une atteinte de la glande thyroïde.

Il peut pourtant arriver que l’inflammation ne soit pas ressentie par le patient. C’est le cas, par exemple, pour le diabète de type 1, le système immunitaire attaque à bas bruit les cellules pancréatiques qui produisent de l’insuline. Au bout d’un moment, il y a une cicatrisation du processus inflammatoire, ce qui peut fausser les diagnostics.

C’est pourtant à partir de ce moment que le dysfonctionnement de l’organe en question commence à battre son plein. D’autres symptômes font ainsi leur apparition, à l’exemple de l’insuffisance rénale pour le lupus, ou l’incapacité de sécréter de l’insuline pour le diabète de type 1. Mais, malgré le fait que les symptômes soient généralement localisés, les conséquences peuvent être globales, et affecter le fonctionnement de l’organisme.

Maladie auto-immune et maladie auto-inflammatoire ?

Il s’avère important de faire la différence entre une maladie auto-immune et une maladie auto-inflammatoire.

Bien souvent, les formes de maladies auto-immunes peuvent inclure des inflammations parmi leurs symptômes. Cela tend parfois à confondre ces pathologies avec les maladies auto-inflammatoires, dont les mécanismes sont complètement différents. Il existe cependant de rares cas de maladies auto-immunes qui ont une origine monogénique. Dans ces cas, la pathologie est principalement causée par la mutation d’un seul gène.

Quelles sont les causes d’une maladie auto-immune ?

La prévalence des maladies auto-immunes peut varier considérablement d’une forme pathologique à une autre. Toutefois, dans l’ensemble des maladies auto-immunes connues jusqu’à aujourd’hui, les statistiques indiquent qu’environ 10 % de la population dans les pays industrialisés est concerné. Ce chiffre tend à augmenter fortement au cours des dernières décennies.

Les causes des maladies auto-immunes ne sont jusqu’à maintenant pas parfaitement comprises. Mais, selon les spécialistes, il y a une grande partie attribuée à la génétique, aux hormones et aux facteurs environnementaux.

Le terrain génétique

Il s’agit d’un critère très prépondérant dans le cas d’une maladie auto-immune. Selon les médecins, la tendance familiale à produire de l’inflammation peut augmenter considérablement le risque de développer une maladie auto-immune. Par ailleurs, lorsqu’un apparenté au 1er ou au 2e degré est atteint d’une pathologie auto-immune, l’on est confronté à un risque élevé de développer également une forme de pathologie auto-immune.

Les hormones sexuelles

Les observations menées par les chercheurs et les médecins ont permis de constater que les femmes sont les plus concernées par les maladies auto-immunes. C’est surtout le cas des femmes en âge de procréer. Cette observation a ainsi permis de tirer conclusion du rôle important des hormones sexuelles dans le développement de ce type de pathologie. Le chromosome X que la femme possède en double serait probablement lié à des gènes dont le rôle est de réguler le système immunitaire.

Les facteurs environnementaux

Bien qu’ils ne soient pas souvent directement à l’origine des maladies auto-immunes, les facteurs environnementaux favorisent l’évolution de ces maladies. C’est le cas des virus, bactéries, corps étrangers, rayons ultraviolets, certains médicaments ou autres agents chimiques. Une fois que ces facteurs s’immiscent dans l’organisme, le système immunitaire va initier une réponse immunologique anormale qui peut, par la suite, accroître les dysfonctionnements immunitaires à long terme.

Diagnostic d’une maladie auto-immune

Selon la maladie, la prise en charge peut être différente. Si celle-ci ne touche qu’un seul organe, il est conseillé de consulter un médecin spécialiste de l’organe en question. Ainsi, dans le cas d’une atteinte du pancréas, il est préférable de consulter un diabétologue. Par contre dans le cas d’une maladie auto-immune systémique, qui touche plusieurs organes à la fois, il est plus judicieux de consulter un interniste. Ce dernier, pouvant établir un diagnostic plus global, saura définir la maladie en question, et prescrire les traitements adaptés.

Pour ce qui est du diagnostic, celui-ci est posé après un examen clinique et une série d’interrogatoires concernant les symptômes. Cela permet de définir les symptômes et de détecter ainsi la pathologie. D’une manière générale, c’est une inflammation, le déficit ou le dysfonctionnement d’un organe qui met le médecin sur la piste d’une maladie auto-immune. Des examens complémentaires peuvent également être prescrits par le médecin, selon la pathologie rencontrée dans le but d’affiner le diagnostic. Dans le cas de pathologies auto-immunes, le point commun est la présence d’un taux significatif d’auto-anticorps dans les prélèvements sanguins. C’est par exemple le cas :

• des anti-thyropéroxydase dans les thyroïdes ;

• des anti-récepteurs de l’acétylcholine dans la myasthénie ;

• des anticorps anti-insuline dans le diabète.

Traitements, guérison et médicaments

La difficulté avec les pathologies auto-immunes est que l’organisme lui-même ne reconnait plus ses propres composants. Il s’agit de ce que les médecins appellent une « rupture de tolérance du soi ». Ainsi, la majorité des traitements ne permettent pas une guérison ou une rémission totale d’une maladie auto-immune. Ils permettent toutefois de réduire, voire supprimer les symptômes de la maladie. Il est également possible dans certains cas de parer à l’évolution de la pathologie. Mais il faut savoir que certains traitements peuvent être « à vie ».

Au cours des dernières décennies, les objectifs thérapeutiques des traitements pour les maladies auto-immunes ont largement évolué. Aujourd’hui, les traitements peuvent :

• Contrôler l’activité de la maladie,

• Prévenir les poussées,

• Limiter les séquelles liées à la pathologie,

• Préserver la qualité de vie de la personne qui en est atteinte (faciliter la conception ou la maternité, aider dans la réinsertion socioprofessionnelle…),

• limiter également les effets secondaires liés aux traitements médicamenteux.

Les traitements médicamenteux

En l’absence de traitement étiologique ou traitement des vraies causes de la maladie, un traitement symptomatique est souvent prescrit dans le cas de maladies auto-immunes. C’est le cas des médicaments qui permettent principalement de traiter la douleur, les inflammations, la poussée… Différents types de médicaments sont utilisés pour cela, à l’exemple de la cortisone (corticothérapie) ou des immunosuppresseurs qui contrôlent l’activité de la maladie.

Il existe aussi des traitements dont le but principal est de pallier le dysfonctionnement de l’organe touché. Dans le cas de personnes atteintes du diabète de type 1, le premier traitement proposé par les médecins est l’injection en insuline.

Dans certains cas de maladies auto-immunes, les médecins optent pour des traitements de fonds pour prévenir les poussées de la maladie. C’est le cas du lupus qui peut se traiter à base d’hydroxychloroquine. Depuis quelques années, avec la progression des recherches scientifiques et médicales concernant les maladies auto-immunes, de nouveaux traitements ouvrent la voie à une prise en charge plus poussée de ces maladies. C’est le cas des biothérapies qui permettent notamment de disposer des traitements pouvant couvrir un large spectre de maladie auto-immune.

Les solutions naturelles pour les maladies auto-immunes

Il est également possible de prendre en charge les maladies auto-immunes avec des solutions naturelles comme la naturopathie. Pour ce type de thérapie, la première étape est de changer les habitudes alimentaires de la personne qui souffre d’une maladie auto-immune. Cela permet d’une part d’éliminer les éléments exogènes apportés par l’alimentation, et qui accroissent les réactions du système immunitaire. Par ailleurs, cette solution permet d’apporter à la personne une alimentation équilibrée qui lui permet de développer naturellement une barrière contre les pathologies dues à la maladie auto-immune.

Certains préconisent également d’autres thérapies, qui malgré le fait qu’elles ne permettent pas réellement de se défaire de la maladie, sont un appui efficace pour gérer les symptômes et les douleurs. C’est le cas, entre autres, de la méditation, du Qi-Gong, du Yoga, de l’art thérapie…

Les traitements à base de plantes peuvent également être proposés dans le cas de maladies auto-immunes. Il faut toutefois savoir que ces traitements ne permettent pas de prendre en charge efficacement la maladie. Ils se cantonnent à soulager les symptômes de la maladie comme les inflammations ou les douleurs.

Conclusion

Bien que notre système immunitaire ait été réglé pour être la barrière de défense de notre organisme contre les éléments exogènes qui l’attaquent, il peut aussi se retourner contre nous-mêmes. Il suffit que quelques facteurs et paramètres pour que cette tolérance immunologique soit rompue. Ces facteurs peuvent relever de l’hérédité ou de facteurs génétiques, mais peuvent également être externes, comme l’influence de l’environnement ou d’éléments de notre quotidien.

Par ailleurs, le fait que les maladies auto-immunes touchent principalement les femmes (notamment celles en âge de procréer) laisse penser qu’il peut également exister une corrélation entre les maladies auto-immunes et le système hormonal. Face à cela, les chercheurs avancent l’hypothèse que le chromosome X doublé chez les femmes serait à l’origine des critères déformant les gènes qui régissent le fonctionnement du système immunitaire.

Jusqu’à aujourd’hui, il n’existe aucun moyen précis pour déceler une maladie auto-immune. Ainsi, pour le diagnostic, les médecins se basent principalement sur des examens cliniques et des interrogatoires. Des analyses biologiques permettent, toutefois, d’affiner le diagnostic afin d’établir s’il s’agit réellement d’une maladie auto-immune.

Les maladies auto-immunes pouvant revêtir diverses formes, il n’y a pas de traitement spécifique. Selon la forme de la pathologie, les traitements peuvent aller d’un traitement symptomatique à un traitement de fond. Dans tous les cas, l’avancée remarquable des recherches scientifiques durant ces dernières décennies laisse présager l’espoir de trouver un traitement permettant de finalement guérir entièrement une forme de maladie auto-immune.

Blog